24.06.2009

Pensée du jour...

"Un ami c'est quelqun sur qui nous pouvons toujours compter pour compter sur nous !" F. PERRIER
Chacun se dit ami : mais fou qui s'y repose ;
Rien n'est plus commun que le nom,
Rien n'est plus rare que la chose. LA FONTAINE "Parole de Socrate"
Preuve que le dilème n'est pas si jeune que cela.
Mes amis/amies sont peu nombreuses et le temps à délié les liens qui nous unissaient si fort... cela n'ôte pas l'extrême affection, mais renforce la solitude.

Hé oui, la journée est propice aux grands questionnements existentiels... Parcours de vie, choix réfléchis, conscients ou implicites mais qui mènent au final à une rupture avec ses racines, ses habitudes et donc ses ami(e)s. L'isolement, la solitude, même choisie est parfois lourde à supporter.

Il faut le dire, ce petit tourbillon de 3 ans a suivi un parcours plus ou moins étrange et alambiqué.

La chose née, la mère ne fut plus le centre du monde. Le ventre vide, l'attention se tourne vers l'enfant. Cruelle souffrance pour cette jeune femme habituée à ce que son nombril soit le centre de gravité de son petit monde. Dès cet instant, la rivalité mère-fille va se construire, presque à leur insu. Enfant la relation se passe, que peu de souvenirs en réalité : la naissance d'une petit frère, la notion d'une IVG que la maman compatissante partage avec sa fille de 3 ans, un amant macrobiote pendant 7 ans, les plaintes et griefs de maman envers papa, racontés les soir au couché à une gamine de 8 ans perplexe, mais habituée.

Evidemment, la plante, arrosée, pousse. Plutôt droit, plutôt juste ; mais elle le sait : Elle est vilaine, elle est méchante.

Cela est dit, moi je grandis ! Vilaine soit, méchante certainement ! Mais aussi têtue, butée, perfectionniste et intelligente... au grand damme de sa douce génitrice qui voit sa CHOSE se muer en une créature qui dit : NON ! Débutent alors les ennuis, les vrais : la relation d'une adolescente déterminée et d'une mère qui aime en se posant en filtre entre elle et l'objet de son amour. Si cela ne me rapporte pas de bien, je te ferai du mal, pour ton bien.

Qu'importe, Barberine cherche, quitte à écraser des pieds sur son passage, elle cherche... à fuire, à s'enfuire aussi loin possible de cette source de mal être. Une quête culpabilisante, éducation judéo-chrétienne oblige, tu ne renies pas tes parents. Mais en souflant du chaud et du froid la maman attire, console, écoute, puis casse, brise et dévalorise... Au son des : "Tu es mauvaise, méchante" et des "Mais je te briserai" font échos des mots d'amour d'une mère à sa fille. Où comment la main gauche attache le lien que la droite dénoue.

Vient le temps des premières vraies amitiés, la première coupure du noyau familiale. L'amie est le loup dans la bergerie, celle qui cristalise le refus de la Chose. Celle aussi qui donne à la Chose son statut d'Etre et la force de s'opposer. S'ouvre la conscience d'un autre vécu... une possibilité de changer la donne.

Les années passent comme pour toute adolescente entre inconscience, erreurs et engeulades. Une période redoutable pour qui est passé par là (quelque soit le côté de la barrière). Barberine choisi de continuer ses études sur un autre continent, à 17 ans la voilà partie pour le Canada. La maman a convaincu le papa de laisser partir la jeune indomptable vers des horizons plus durs car sans eux. Elle verra bien la vie comme cela !

Quelle bonheur, la vie est dure certes, mais douce aussi. L'esprit s'appaise, le coeur s'ouvre. Une amitié sans faille se tisse. La rencontre avec un jeune être exceptionnel. Des gens rares comme vous n'en rencontrez que peu dans la vie. Forcément, à 16/17 ans on ne s'en doute pas... vingt ans plus tard je vous le confirme cette femme là vaut de l'or en barre ! Et pas peu fière : Elle est mon amie toujours, à ce jour !!

 Les annecdotes suivrons, au fil de mes souvenirs... et du regard partial que je porte sur le passé ;-)

 

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