25.06.2009
Eveil...
Devoir du matin : comment éveiller de jeunes esprits ?
Autant vous dire qu'à cinq jours des vacances c'est peine perdue, on fait du remplissage...
Alors la pose de midi fait du bien... avant de repartir dans la cohue.
Ah oui, la douce génitrice qui appèle pour se plaindre de son quotidien si pénible...
Le monde de l'école n'a jamais été mon lieu de prédilection. Dès petite, vers 6 ans, je savais lire... d'où une année de CP plutôt sans intérêts et sans vrai apprentissage de la difficulté scolaire.
L'école n'a souvent été qu'un moyen d'échapper à la pesenteur d'une vie familiale insatisfaisante pour Barberine.
Bonne petite élève, sans soucis réels, elle est vite passée inapperçue. Sa maman trop occupée à se faire déjà des cheveux pour le petit frère, ne s'est guère appesentie sur son cas. Sauf pour venir la rechercher en pleine classe en la traitant de voleuse au milieu de ses amis. L'extraction du groupe classe effectué, la sermon passé, la menteuse humiliée, la pédagogue maman réalise que le larcin à profité au réel coupable : le petit frère bouche pleine de bonbons financé par la pièce volée dans le portefeuille maternel.
Le retour en classe le lendemain sous le regard narquois des camarades et la remarque publique de l'institutrice... Barberine forge déjà son caractère fameux, blindée et pleine de dédain le regard dans celui de l'adulte et lance un laconique : Ce n'était pas moi ! Alors vos remarques... ! A huit ans, le tableau se dessine déjà...
Doucement, au fil des jours, des situations, Barberine s'enferme dans une forteresse qu'elle bâti consiencieusement. Elle se le jure, je l'ai perdue, mais personne ne m'atteindra. Croyez moi, je saurai mettre en oeuvre ce qu'il faudra pour ne plus souffrir.
Et de fait, la petite chose se glace, se lisse, s'endurcit. L'isolement, la solitude ne la dérange pas en apparence... En apparence seulement, mais elle est déjà devenue un maître en l'art de dissimuler et transformer ses émotions. Vous ne voulez pas de moi, mais je n'ai pas besoin de vous. Que ferais-je aussi mal accompagnée ?
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